Naturopathie Africaine, Phytothérapie

PURIFICATIONS ET BÉNÉDICTIONS AVEC LES ESPRITS DES PLANTES

Depuis des milliers d’années, les peuples autochtones de la planète ont fait brûler des plantes spécifiques (pratique de la fumigation), avec leur fumée, nettoyer les énergies stagnantes d’un endroit et les remplacer par de l’énergie positive. La fumigation invoque l’esprit de la plante pour restaurer l’harmonie. S’y ajoutent des prières qui montent avec la fumée vers le Créateur, et des bénédictions qui redescendent avec la fumée vers les pratiquants.

Dans les tribus Africaines diverses sortes de sauge, de basilic sacré, d’hysope, aiguilles de pin, pignons de pin, cèdre, sont toujours utilisées de nos jours avant les cérémonies. Traditionnellement, la fumée devrait couvrir l’assemblée entière pour nettoyer symboliquement chaque personne de ce qui l’encombre inutilement. Cela purifie aussi l’aura, aidant à laisser les problèmes derrière soi et démarrer un nouveau cycle. Par ailleurs, les Anciens considèrent qu’il est important d’utiliser la fumée pour nettoyer un intérieur dans lequel quelqu’un a été malade ou est mort. Et faire une fumigation là où un bébé va naître est vu comme un  aspect essentiel à la préparation de son arrivée.

Vous pouvez faire le vôtre cette tradition ancestrale pour purifier l’énergie de votre maison, nettoyer votre propre champ énergétique, honorer les transitions de votre vie, ainsi que pour lâcher symboliquement les relations, situations ou expériences qui ont vieilli. On peut aussi utiliser cette pratique comme protection et pour invoquer les êtres spirituels dans sa vie. Bien que l’herbe ou la plante de votre choix dépende de l’endroit où vous habitez et de votre préférence personnelle, voici celles qui sont le plus fréquemment utilisées : La sauge, le basilic sacré, l’hysope, le cèdre, l’armoise.

FABRIQUER VOTRE BÂTON À FUMIGATION
  1. Ramasser les plantes : ce qui est bien avec la plupart des herbes ou plantes utilisées pour les fumigations est qu’elles sont relativement faciles à ramasser ou à faire pousser, selon la région du monde où vous habitez. Voici des instructions pour ramasser la sauge ; si elle ne pousse pas à proximité, le romarin est souvent facile à obtenir .
  2. Le bon moment : le meilleur moment pour ramasser les plantes est tôt le matin dès que le Soleil est sorti. Quand les plantes sentent l’arrivée du nouveau jour, leur énergie s’accroît.
  3. Demander la permission : chaque fois que vous voulez faire quelque chose dans un but sacré avec une plante sauvage, vous devez avant tout lui demander la permission. Pour cela, il suffit de poser délicatement deux doigts sur une branche de la sauge et de lui « demander » mentalement sa permission. Si vous sentez un « oui », prenez alors avec soin seulement une petite partie du buisson. Ne tuez jamais une touffe entière ni n’en prenez une grosse partie car cela crée du stress pour la plante. Votre sauge garderait ce stress et n’offrirait pas une fumigation de qualité.
  4. La coupe : il vaut mieux utiliser un canif aiguisé, un sécateur ou des ciseaux que de casser la branche (sauf si elle casse très facilement). Prenez des bouts de 20 à 30 cm. Tenez l’endroit que vous allez couper un court instant pour préparer la plante, puis sectionnez- la d’un coup net et propre. Cela sera moins stressant pour la plante et vous obtiendrez une sauge avec la meilleure énergie.
  5. Laisser une offrande : quand vous avez fini, il est important de laisser une offrande. Ce peut être du maïs, des pièces de monnaie, quelques cheveux, de l’eau (si la plante en a besoin), ou même de la salive afin de laisser une part de vous-même.
  6. Faire sécher les plantes : pendez-les ou mettez-les à plat mais ne les laissez pas en paquets si elles sont encore humides  sinon, elles risquent de moisir ou de ne jamais vraiment sécher, ce qui les empêchera de se consumer. Par contre, si elles deviennent trop sèches, elles vont s’émietter quand vous allez les ficeler.
  7. Lier les plantes : rassemblez les tiges et entourez ce petit fagot avec du coton à broder (ou de la ficelle), des tiges jusqu’en haut des feuilles. On peut prendre des fils de plusieurs couleurs. Ne choisissez ni fil synthétique ni laine ni cordon de cuir puisque le fil va brûler en même temps que le bâton de sauge. Un lien entrecroisé aidera à bien le maintenir. Serrez le bouquet fermement, pas trop cependant pour que l’air puisse passer ; ficelez la sauge au moins sur les deux tiers de sa hauteur.
LA FUMIGATION
  1. Choisir un récipient ou un bol qui ne risque pas de brûler : placez votre bâton de sauge (ou plusieurs brins épars) dans un récipient ou bol qui ne craint pas le feu. Un un bol bien creux en métal ou en céramique, avec une bonne quantité de sable au fond, est préférable car, la plante brûlant parfois d’une chaleur vive, le récipient ne va pas se fendre ou devenir trop chaud pour le tenir. Et la profondeur du récipient empêchera les braises de tomber sur le sol.
  2. Allumer les plantes : l’instant où la flamme touche la plante est un moment sacré. Concentrez-vous sur votre intention. Gardez à l’esprit que vos prières montent dans la fumée jusqu’au Créateur et qu’en redescendent des bénédictions à travers elle. À propos, servez-vous d’une bougie allumée plutôt que d’allumettes car, pour faire prendre le bouquet, il est plus facile de le tenir dans une main.
  3. Faire une offrande : offrez la fumée dans les quatre directions ainsi que vers le haut, le bas et l’intérieur, en l’accompagnant de votre reconnaissance et de vos prières. Demandez au Créateur sa guidance et son soutien.
  4. Se purifier avec la fumée : on fait circuler la fumée avec ses propres mains. Quand le nuage de fumée s’élève, vous pouvez symboliquement vous « baigner » dedans, le dirigeant les mains en coupe vers le visage, au-dessus de la tête et le long du corps.
  5. Purifier l’espace : le cœur ouvert, vous pouvez faire circuler la fumée à travers une pièce que vous voulez purifier, ou dans un espace qui va être utilisé pour une cérémonie. Vous pouvez le faire avec vos mains, ou en tournant le bol en spirale tout en marchant.
  6. Remercier : comme pour tout rituel, une attention respectueuse doit être donnée à chacun de ses aspects. Vous êtes entré en relation avec l’esprit de la plante, il est important d’offrir vos remerciements à l’esprit de la sauge ainsi qu’à tous les êtres intemporels en présence.
  7. Derniers gestes : assurez-vous que le bâton de sauge soit bien éteint. Vous pouvez le passer sous l’eau pour éteindre la flamme. (Il sera sec pour la prochaine fois.). Il est possible, aussi, d’écraser délicatement son extrémité dans le sable du bol afin d’étouffer les braises.

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